Économie de la fonctionnalité et de la coopération
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Face à l’accélération des crises environnementales, sociales et économiques, les entreprises sont confrontées à une question centrale : comment créer de la valeur durablement, dans le respect des limites planétaires, tout en assurant leur pérennité économique ?
L’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) ouvre une voie de transformation profonde. Elle invite à sortir d’un modèle fondé sur la vente de volumes de biens matériels, pour aller vers des modèles centrés sur l’usage, la performance fonctionnelle, les effets utiles et la coopération entre acteurs.
Qu’est-ce que l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) ?
L’économie de la fonctionnalité et de la coopération se définit comme un modèle économique visant à concilier performance économique, bénéfices sociaux et réduction des impacts environnementaux.
Selon l’ADEME, il s’agit d’une « transformation de notre manière de produire et de consommer, en privilégiant l’expérience et l’usage plutôt que la possession ».
Concrètement, l’EFC consiste à :
Vendre une fonction, un service, une performance d’usage ou des effets utiles, plutôt qu’un produit
Allonger la durée de vie des biens, optimiser leur usage, réduire les consommations de ressources et d’énergie
Créer de la valeur en s’appuyant sur les ressources immatérielles (compétences, savoir-faire, organisation, relations, coopération territoriale…) ;
Développer des dynamiques de coopération entre entreprises, clients, fournisseurs, collectivités et autres parties prenantes.
Le déploiement de l’EFC en entreprise implique un changement de paradigme : il ne s’agit pas seulement d’ajuster une offre existante, mais bien de repenser en profondeur la proposition de valeur, les relations contractuelles, la création de revenus et la finalité même de l’activité.
Pourquoi aller vers l'EFC ?
Depuis la révolution industrielle, la rentabilité des entreprises est majoritairement corrélée aux volumes de biens produits et vendus. Or, ce modèle montre aujourd’hui ses limites : pression accrue sur les ressources, instabilité des chaînes d’approvisionnement, évolution rapide des réglementations, attentes clients en mutation, incertitudes économiques croissantes.
L’EFC permet de répondre à ces enjeux en :
Décorrélant la création de valeur économique de la consommation de ressources matérielles
Renforçant la robustesse et la résilience des modèles économiques face aux aléas
Se différenciant par des offres à forte valeur ajoutée
Développant des relations de long terme avec les clients et partenaires.
Proposer de la lumière plutôt que des luminaires, un service de mobilité plutôt qu’un véhicule, un service d’impression plutôt qu’une imprimante : ces exemples illustrent une même logique. Il ne s’agit plus de vendre toujours plus, ni même de simplement louer ce qui était auparavant vendu, mais de mieux répondre aux besoins réels, tout en limitant les impacts. Cela passe par une exploration fine du contexte, une curiosité pour les attentes et besoins des autres acteurs du territoire ou de la chaine de valeur, et requiert une approche créative pour favoriser l’émergence de solutions gagnantes pour les protagonistes… et pour la planète.
Gingko 21 a accompagné une étude sur l'EFC en partenariat avec l'ESSEC Business School, voir le post Linkedin à ce sujet ici.
Pour en apprendre plus sur l'EFC, vous pouvez aussi consulter le rapport de recherche de l'ADEME à ce sujet.


