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  • Gentiane Gastaldi

Gingko 21 participe au congrès avniR à Lille les 7 et 8 novembre

Mis à jour : févr. 24


Gingko 21 est présent à la 8ème édition du congrès avniR, où Hélène Teulon intervient pour des conférences et présente des posters.

Elle a également répondu aux questions de La Voix du Nord à propos des impacts environnementaux de l'alimentation :

" En premier lieu, il faut savoir que l’assiette des Français est responsable d’un quart (voire plus) de leurs émissions de gaz à effet de serre. Les études ACV (analyse cycle de vie) qui comparent les impacts de la viande de bœuf et ceux d’une alternative végétale sont toutes en faveur de la version végétale. L’élevage des bœufs nécessite en effet une importante consommation d’eau et d’énergie (pour produire leur alimentation), il émet des gaz à effet de serre (ce sont des ruminants)… Les cultures de céréales et de légumineuses sont beaucoup moins impactantes.

Cependant, il faut élargir la question : il ne s’agit pas simplement d’apporter un certain nombre de calories, mais aussi des protéines, des acides aminés, des micro-nutriments… et du plaisir gustatif ! Par ailleurs, il ne faut pas négliger le fait que la viande de bœuf est probablement la plus impactante des viandes : les alternatives à base de poulet, notamment, sont plus favorables. Surtout, le raisonnement ne devrait pas porter sur un seul aliment mais sur un régime complet, c’est-à-dire sur l’ensemble des aliments consommés par une personne pendant une année.

Il est également important de considérer les impacts de l’élevage au sens large, en prenant en compte des impacts qui sont encore mal comptabilisés en analyse du cycle de vie : les prairies permettent de fixer du CO2, l’élevage extensif permet d’entretenir les paysages, et de maintenir de la biodiversité. Il faut également tenir compte du fait que sans viande, on ne pourrait produire ni lait ni fromage. Les systèmes agricoles sont très inter-connectés.

En conclusion, l’analyse de cycle de vie indique que les alternatives à la viande sont plus favorables pour l’environnement, mais que les conditions de production sont aussi importantes sinon plus que le type d’aliment consommé. Il convient donc de privilégier les aliments issus de l’agriculture biologique, les produits locaux, et réduire sa consommation de viande tout en l’orientant vers des produits issus de l’élevage extensif plutôt qu’industriel. Préserver à la fois le plaisir de manger, la culture et la planète, c’est possible ! "

Hélène Teulon, fondatrice et dirigeante de Gingko 21

Retrouvez l'article complet ici.


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